Je ne souhaitais pas trop aborder le sujet car je ne suis pas une experte en (géo)politique mais la Nouvelle-Calédonie ne sera jamais autant sous les feux des projecteurs internationaux que ces prochains jours, je me dois donc d'évoquer le fameux référendum du 4 Novembre.

Pour ceux qui auraient suivi ce sujet de loin ou même de près ou bien pas du tout, voici un petit récapitulatif.

Les Calédoniens natifs ou présents sur le territoire depuis un certain temps sont appelés aux urnes pour se prononcer sur le maintien ou non de cet archipel dans la République Française. Petit rappel historique:

Sous domination française depuis 1853, le cailloux a surtout servi au départ de point de chute pour les bagnards que l'on déportait (allègrement) sous Napoléon III. Ci-dessous les ruines du bagne à l'Ile des Pins.

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Certains condamnés libérés s'installent ensuite en tant que colons. Parallèlement, la France tente de développer l'agriculture et de peupler le territoire en envoyant des familles depuis la métropole confisquant par là-même une partie des terres au peuple Kanak. Des révoltes s'ensuivent notamment celle de 1878 conduite par le grand chef Ataï. Le régime colonial s'impose jusqu'à la seconde guerre mondiale. La Calédonie acquiert par la suite le statut de territoire d'outre-mer (TOM), des partis politiques se forment notamment pour porter la culture, les traditions et l'histoire du peuple Kanak mais aussi pour défendre leur droit à l'indépendance. Le tout sous fond de boom économique avec l'essor de l'exploitation du Nickel.

Puis, ce sont les évènements déjà mentionnés dans mon post sur Ouvéa qui déboucheront sur les accords de Matignon en 1988, puis dix ans après sur l'accord de Nouméa qui impose le référendum d'autodétermination. Entre temps, la Calédonie aura changé de statut: POM (Pays d'Outre Mer). Un gouvernement local se met en place -avec ses propres institutions- composé d'indépendantistes et de loyalistes. Le territoire est partagé en provinces.

Ce dimanche, les électeurs devront donc répondre à la question suivante: "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souverainenté et devienne indépendante? "

Le pays est donc dans l'attente des résultats, en cas de vote négatif, une seconde voire une troisième consultation devront être organisées ce que ne souhaite pas forcément la plupart des habitants. Difficile d'avancer vers un destin commun lorsqu'il faut se positionner de manière radicale pour chaque population qui voit son histoire d'un oeil différent. La crise du Nickel, le niveau de vie assez élevé vient aussi compliquer la donne...

IMG_2247Sur la route de la côte Est les drapeaux Kanak fleurissent

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IMG_2376Un destin commun?

Affaire à suivre...

 

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus :

 

L'article à lire pour comprendre le référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie

Dimanche 4 novembre, cet archipel du Pacifique Sud, colonisé au XIXe siècle et toujours marqué par de fortes inégalités, a la possibilité de quitter le giron français.

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